JEUX Le canton reçoit une manne de plus d'un million

Chiffres à l'appui, le Casino du Jura fait taire ses détracteurs, qui lui avaient prédit une mort programmée à court terme, quand la licence B lui avait été octroyée. Le produit brut des jeux (PBJ) s'est monté, pour la première année d'activité, à 9,45 millions de francs, soit 1,45 million de plus que prévu! Conséquence: des retombées cantonales qui atteignent 1,133 million de francs, soit cinq fois plus qu'avant l'obtention de la concession fédérale, en décembre 2002.

«Quand on sait que les casinos de Zermatt et d'Arosa ont déjà fermé leurs portes et que nos résultats sont supérieurs à ceux de Davos, de Saint-Moritz et même d'Interlaken, on ne peut qu'être confiant quant à l'avenir de notre établissement. Avec 75 machines à sous, il exploite pour l'instant la moitié seulement de la capacité offerte par la licence B», indique le directeur, Thierry Schlüchter.

A Courrendlin, on craignait beaucoup l'ouverture, en octobre dernier à Bâle, d'un casino de licence A: «Nous avons connu un tassement du secteur des tables que j'attribue à cette concurrence, admet le directeur jurassien. Mais comme ce domaine ne représente que les 20% de nos recettes et que les machines à sous sont en progression constante, nous continuons de penser que nous passerons l'an prochain le cap des 10 millions de PBJ.»

Que fait l'Etat du Jura de cette manne? Il la distribue à cinq bénéficiaires. La commune siège de Courrendlin (20%) a ainsi reçu 226 681 francs et l'Action sociale contre la dépendance (10%) 113 341 francs. Les 50% du solde (396 692 francs) reviennent au Fonds du tourisme. Les autres 50% sont partagés entre l'Office des sports et l'Office de la culture qui récoltent chacun 198 346 francs.

(source : lematin.ch/JEAN-PIERRE MOLLIET)

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Vers des conditions plus favorables

Avec la révision de l'ordonnance sur les maisons de jeu (OMJ), le Conseil fédéral veut mettre en place des conditions cadre plus favorables aux casinos de type B.

Le projet prévoit que les casinos B ou Kursaal, au nombre de 12, puissent offrir pratiquement les mêmes types de jeux de table que les sept grands casinos A. Les jeux autorisés resteraient toutefois limités. Les mises et les gains maximum permis dans les casinos B seraient aussi augmentés. Le Département fédéral de justice et police (DFJP) entend également harmoniser le taux marginal de progression de l'impôt. Les maisons de jeu sont imposées de manière progressive sur le produit brut des jeux. Le taux marginal de progression est plus abrupt pour les casinos B que pour les casinos A. Le taux de base est de 40 % jusqu'à 10 millions de francs pour les casinos B. Le taux progresse ensuite de 1 % par million de francs supplémentaire du produit brut des jeux jusqu'à la limite maximale de 80 %. Le projet prévoit de baisser ce taux de 1 à 0,5 %. Les casinos A sont aussi taxés à hauteur de 40 %, mais jusqu'à 20 millions de francs. En octobre dernier, le Conseil fédéral avait décidé de faire un geste en faveur des casinos B. Le taux de base de l'impôt a été fixé à 20 % pour les petits casinos de montagne, dont la situation est la plus difficile, et à 30 % pour les autres établissements de type B. Avec cette révision, le DFJP veut continuer à aider les casinos B. Ceux de Zermatt et Arosa ont déjà dû fermer et celui d'Engelberg a renoncé à ouvrir. Le reste de la branche, en revanche, se porte à merveille. Mais tous les acteurs ne sont pas d'accord. Les casinos A s'opposent à cette réforme qui intervient si peu de temps après l'ouverture des casinos. «Les règles du jeu étaient connues depuis le début. Et les casinos étaient en mesure d'y adapter leur businessplan», a déclaré Stefan Harra, directeur du Casino de Berne. On veut maintenant changer les règles du jeu, ce qui n'est pas correct par rapport aux casinos A. Jean-Claude Frings, directeur du casino B de St-Moritz comprend les objections des casinos détenteurs d'une licence A. Mais pour lui, sans nouvelle proposition, d'autres fermetures seront inévitables. Sur un point, toute la branche est d'accord: elle souhaite davantage de liberté face au législateur pour introduire de nouveaux jeux de table. (ats)

(source : journaldujura.ch)

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Les joueurs y ont dépensé 561 millions de francs en 2003

Berne (AP) Au terme de la phase d'octroi des concessions, l'ouverture de six casinos en 2003 a permis de dégager un produit brut de jeux de 561 millions de francs. La Commission fédérale des maisons de jeu (CFMJ) a dressé vendredi un bilan positif des résultats des 19 casinos suisses en activité.

Lors d'une conférence de presse à Berne, le président de la CFMJ Benno Schneider s'est réjoui des résultats d'ensemble obtenus par les casinos. L'ouverture de six d'entre eux l'an dernier - les casinos de catégorie A de Montreux, Bâle et St-Gall et ceux de catégorie B de Fribourg/Granges-Paccot, Locarno et Meyrin - a entraîné une forte hausse du produit brut des jeux à 561 millions de francs (+88,7%). La CFMJ prévoit que l'année en cours, première de pleine exploitation de tous les casinos, sera marquée par une nouvelle hausse. Le bénéfice total a atteint 24,5 millions.

En termes de produit brut des jeux, les premières places sont occupées par Baden (109,8 millions), Mendrisio (85,7) et Lugano (67,2). En Suisse romande, le casino de Montreux a enregistré un produit brut de 56,8 millions. Le casino de Zermatt, dont la concession a été suspendue au 1er décembre dernier, clôt le classement avec une somme de 1,4 million.

Les impôts perçus sur les résultats des casinos se sont élevés à 260,8 millions de francs, dont 223,8 ont été affectés au fonds de compensation de l'AVS et 37 ont été distribués aux cantons dans lesquels ont été implantés des casinos B. Les attentes fiscales ont été atteintes et devraient même être dépassées à l'avenir, selon la CFMJ.

Potentiel surestimé

A l'exception d'Engelberg, d'Arosa et de Zermatt, toutes les maisons de jeu pour lesquelles le Conseil fédéral avait envisagé l'octroi d'une concession étaient exploitées l'an dernier. En raison de difficultés financières, les casinos d'Arosa et de Zermatt ont dû prélever des montants importants sur leurs fonds propres et se sont vus retirer leur concession. Hormis Crans-Montana, le potentiel des maisons de jeu de montagne a de toute évidence été surestimé, selon Benno Schneider. En octobre dernier, le Conseil fédéral avait accordé des facilités fiscales aux 14 casinos avec concession B, fixant le taux de l'impôt à 20% du produit brut des jeux pour les casinos de montagne et à 30% pour les autres. Le taux est resté inchangé à 40% pour les casinos avec concession A.

Problème des «Tactilos»

En termes d'offre de jeux, de sécurité et de prévention sociale, les casinos helvétiques ont rapidement atteint les standards internationaux, a relevé Benno Schneider. En matière de lutte contre le jeu illégal, 169 procédures pénales ont été engagées l'an dernier et 363 étaient pendantes. Elles concernaient surtout l'exploitation d'appareils dans des clubs de jeux illégaux ou des restaurants. Les amendes et les valeurs confisquées se sont élevées à 392.457 francs.

Le nombre de décisions d'exclusion de casino a passé de 350 en 2002 à près de 2.300 l'an dernier. La CFMJ a lancé une étude sur la dépendance au jeu dont les résultats sont attendus pour l'automne prochain.

La CFMJ rappelle qu'il n'existe toujours pas de délimitation satisfaisante entre la loi sur les maisons de jeu et celle sur les loteries. Il s'agit en particulier de déterminer si les automates de type «Tactilo» sont des machines à sous tombant sous le coup des dispositions de la loi sur les maisons de jeu. C'est pourquoi l'installation de nouveaux «Tactilos» est provisoirement interdite. AP

(source : edicom.ch)

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Berne (AP) La Commission fédérale des maisons de jeu (CFMJ) a provisoirement interdit l'installation d'automates de type «Tactilo» en Suisse alémanique. Cette décision est valable durant toute la durée de la procédure qui va déterminer le statut légal de ces appareils, a annoncé jeudi la CFMJ. Les automates installés en Suisse romande ne sont pas visés par cette mesure. Il s'agit d'établir si ces automates à loterie relèvent de la loi sur les loteries, comme le prétendent la Loterie romande et les autres loteries, ou s'il s'agit de machines à sous relevant de la loi sur les maisons de jeu. Dans le second cas, ils ne pourraient être installés que dans des casinos. Le 19 mai dernier, le Conseil fédéral avait décidé de suspendre provisoirement la révision en cours de la loi fédérale sur les loteries et les paris professionnels, laissant aux tribunaux le soin de clarifier la situation.

La Loterie romande exploite déjà 600 de ces «Tactilos» dans les bars et les restaurants, et prévoit d'arriver au nombre de 700. En 2001, ces automates lui ont rapporté quelque 79,8 millions de francs. Le montant par jour et par jeu de loterie électronique dépasse celui d'un automate de jeux de hasard dans un casino. En Suisse alémanique, Swisslos voulait introduire un jeu analogue et placer 400 «Touchlot» dans des lieux publics.AP

(source : edicom.ch)

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BÂLE - La police a réussi à faire échouer une tentative de hold-up contre le Grand casino de Bâle. Trois personnes ont été arrêtées, dont un employé du casino. Il s'agit de Suisses, deux hommes et une femme, âgés de 23, 27 et 33 ans.

Les trois personnes interpellées disposaient d'armes et voulaient s'emparer de la recette du jour. L'enquête a mené la police jusque dans le canton de Glaris.

(source : edicom.ch)

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ZURICH - Les casinos suisses ont vécu une année 2003 fructueuse: leurs gains ont pratiquement doublé, à 561 millions de francs. Mais ils s'inquiètent de la concurrence et du potentiel de dépendance du «tactilo» de la Loterie romande. Les 19 maisons de jeu rattachées à la Fédération suisse des casinos (FSC) et opératives en 2003 ont attiré 3 millions de clients. Elles ont enregistré un produit brut des jeux (différence entre les mises et les gains) de 540 millions de francs. Seul le casino de Meyrin (GE), qui a ouvert ses portes l'an passé, n'est pas membre de la FSC.

Alors que les sept casinos de concession A ont dépassé les attentes (produit de 335 millions), la plupart des douze casinos B, avant tout ceux de montagne, ont connu des difficultés (produit de 205 millions), a expliqué le président de la FSC Adriano Censi.

Le kursaal d'Arosa a même dû mettre la clé sous le paillasson en milieu d'année. Celui de Zermatt est provisoirement fermé depuis fin 2003. Des négociations sont en cours pour relancer l'exploitation, selon M. Censi.

Par ailleurs, l'organisation faîtière est préoccupée par la «concurrence déloyale» du «tactilo» de la Loterie Romande, a ajouté M. Censi. Disponible dans les bars et les restaurants, cette loterie électronique redistribue environ 90 % des gains, un taux comparable à celui des machines à sous.

La FSC exige que «tactilos» et «touchlots» soient mis sur un pied d'égalité avec les machines à sous des casinos dans le cadre de la révision en cours de la loi fédérale sur les loteries. Malgré leur «potentiel élevé de dépendance au jeu», la législation ne prescrit à leurs exploitants aucune mesure de prévention et notamment de protection de la jeunesse, a déploré M. Censi.

(source : 24heures.ch)

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Effet casino · Avec l'ouverture du casino de Montreux, la présence sur la Riviera vaudoise des stars de l'Hexagone est toujours plus visible. Les hôteliers font aussi leur lifting. Beaucoup d'établissements ont connu des changements récents.

Son débarquement sur la Riviera vaudoise est encore dans toutes les mémoires. Et pour cause. En juillet 2003, Bernard Tapie séjourne à la clinique Biotonus à Montreux. On le voit partout, le flamboyant golden boy des années Mitterrand aujourd'hui reconverti dans le cinéma: sur les quais, au casino tout proche où «sévit» un autre de ses compatriotes, l'ex-ferrailleur et ancien copropriétaire du FC Servette Michel Coencas. Ce dernier, dit-on, est l'un des actionnaires de la société financière Pegasus qui contrôle le Grand Hôtel Excelsior où niche Biotonus. Mais il est aussi un ami de Bernard Tapie dont il a coproduit la pièce «Vol au-dessus d'un nid de coucou».
Il n'en faut guère plus pour alimenter les fantasmes des milieux financiers de France et de Navarre. L'ancien propriétaire de l'Olympique de Marseille convoiterait-il le quatre étoiles montreusien? Une telle opération présagerait-elle un nouveau coup immobilier? Pourtant Bernard Tapie, qui a connu la banqueroute, se déclare sans un sou. Comment ferait-il, le bougre, pour mener à bien une opération financière de cette envergure?

Onde de choc
Sous le couvert de l'anonymat, un acteur touristique de la région croit pouvoir écarter cette éventualité. «A ma connaissance, M. Tapie n'a pas pris de participation dans Biotonus. Mais une chose est sûre, le démarrage du casino Barrière à Montreux, en février 2003, a provoqué une petite onde de choc ici».
Et d'aligner sur le calepin du journaliste les établissements ayant connu des changements au cours des derniers mois et semaines, signe que quelque chose est en train de se passer. Le Golf, l'Eurotel, le Swiss Majestic et le Montreux Palace à Montreux, le Mirador au Mont-Pèlerin: toutes ces perles ont subi un lifting ou vu un patron, souvent jeune, en remplacer un autre. Les René Capt (Golf Hotel), Guy Lindt (Eurotel), Eric Favre (Mirador), Jean-Philippe Scalbert (Grand Hotel Excelsior), Michael Smithuis (Montreux Palace) et autres Andres Oppenheim (Majestic) appartiennent à cette nouvelle génération d'hôteliers formés dans les meilleures écoles. Ils arrivent dans le sillage d'investisseurs désireux d'injecter du sang neuf dans les infrastructures touristiques de la Riviera. Une tendance qui n'épargne pas Vevey. Parmi les cibles de repreneurs potentiels ne parle-t-on pas sérieusement aujourd'hui de l'Eden et du Trois-Couronnes?

«Tous derrière kerry!»
La Riviera se fait toute belle et les hôtes français, en tout cas, mordent à l'hameçon, qui, tels l'animateur de télévision Guillaume Durand ou la reine de la jet-set Caroline Barclay, descendent plus ou moins régulièrement dans un quatre ou cinq étoiles montreusien. Ils contribuent à leur manière au frémissement d'un secteur traumatisé après l'effondrement des tours du World Trade Center et l'épidémie de grippe asiatique, tant il est vrai que les voyageurs, surtout américains, désertent toujours les circuits traditionnels. L'an dernier, c'est une chute de 30 à 35% des nuitées qu'ont enregistrée certains hôtels de luxe.
A tel point qu'aujourd'hui il n'est plus beaucoup de professionnels de l'hôtellerie pour vouloir miser encore sur les chances de George W. Bush de se succéder à lui-même à la présidence des Etats-Unis. De Genève à Villeneuve, le monde touristique semble se rallier à la devise: «Tous derrière le démocrate Kerry!».

(source : laliberte.ch/Christian Campiche)

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MAISONS DE JEU Le face-à-face des deux géants européens

Qui l'eût cru? La Suisse, pays encore interdit aux maisons de jeu il y a trois ans, sert aujourd'hui de champ de bataille aux deux géants européens. Enjeu: le Valais et ses casinos, dont celui de Zermatt (fermé depuis Noël), ainsi que Saxon, qui a dû arrêter ses activités en juin 2002 et licencier ses 72 employés, n'ayant pas obtenu la concession fédérale. Berne lui avait préféré Montana et Zermatt, des «casinos de montagne» à la place de celui de la plaine du Rhône, à Saxon, un «casino de ville».

Mais la roulette tourne et les perdants d'hier pourraient bien être les gagnants de demain. Appartenant à la bourgeoisie zermattoise et, pour un quart, à la Saarland Spielbank, un établissement bancaire allemand, le Casino de Zermatt n'a pas rouvert ses portes à Noël («Le Matin dimanche» du 4 janvier). Le président de la commune bourgeoise, Andreas Biner, cherche depuis lors un repreneur aux reins solides. Il s'est tourné tout naturellement vers les deux géants français, le groupe Lucien Barrière et le groupe Partouche, les deux leaders européens.

Tour de passe-passe?
Le groupe Partouche, qui était encore numéro un européen il y a un mois avant de se faire devancer par son concurrent Barrière, a décliné l'offre pour une bonne raison. Après avoir ouvert le Casino du Lac à Meyrin en juillet dernier, Isidore Partouche a réinvesti des fonds dans le Casino de Saxon, que l'on croyait pourtant condamné à jamais. L'opération a été combinée avec l'achat de l'Hôtel du Parc, à Martigny (VS), via une OPA sur la Compagnie Européenne des Casinos. Partouche débourse même 200 000 francs par an pour le seul entretien de la vénérable bâtisse datant de 1861, a confié le président du Casino du Lac, l'avocat-notaire fribourgeois Albert Nussbaumer, à la Tribune de Genève.

Un député valaisan, Laurent Léger, souhaite relancer le dossier sur le tapis vert politique et a déposé une interpellation au Grand conseil valaisan. Selon lui il suffirait de transférer l'autorisation d'exploiter de Zermatt à Saxon si le casino zermattois ne remplit plus les conditions légales. Un avis que ne partage pas Me Nussbaumer: «Chaque demande de concession répond à des critères propres. Avec ou sans Zermatt, Saxon est à nos yeux parfaitement viable.»

Valaisans du Bas contre Valaisans du Haut? Le tour de passe-passe nécessite toutefois l'accord de la Berne fédérale: «Dès que 5% du capital social d'une maison de jeu change de mains, nous avons notre mot à dire», confirme Jean-Marie Jordan, le nouveau directeur du secrétariat de la Commission fédérale des jeux. «Les concessions ont été délivrées pour cinq ans en 2001, il faudra attendre 2006 pour que le Conseil fédéral réexamine la situation.»

L'appétit de Barrière
En attendant, pour éviter de voir la balance trop pencher en faveur de Partouche, Barrière étudie le rachat du Casino de Zermatt ou des 25% en mains allemandes. Zermatt rouvrant ses portes, les chances de Saxon baisseraient d'un cran.

La question est brûlante à Paris. Le président du groupe Barrière, Dominique Desseigne, ne veut pas se prononcer avant quinze jours. Une réorganisation du réseau des casinos de Barrière en Suisse est aussi dans l'air. Avec le rachat d'Accor Casinos en janvier dernier, c'est un groupe de trois maisons de jeu qui lui appartient désormais: Montreux et ses grandes tables aux côtés de Fribourg et Courendlin (JU). Et peut-être bientôt Zermatt pour un carré d'as?

(source : lematin.ch/OLIVIER GRIVAT)

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BERNE - Les casinos suisses ont réalisé un chiffre d'affaires de 561 millions de francs en 2003. Par rapport à 2002, cela représente une hausse d'environ 260 millions. L'AVS et les cantons profiteront d'une partie de cette manne.

La commission fédérale des maisons de jeu indique que les impôts qui seront perçus devraient rapporter 223 millions à la première et 37 millions aux seconds. Supérieur aux prévisions de la plupart des exploitants, le chiffre d'affaires 2003 est composé à 72,2 % (405 millions de francs) de recettes provenant des automates. Le reste est à mettre sur le compte des jeux de tables.

La Suisse compte à ce jour sept grands casinos (concession A) - dont un seul en Suisse romande à Montreux (VD) - et treize kursaals (concessions B). Un quatorzième kursaal doit voir le jour à Engelberg (OW).

(source : swissinfo.org)

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JEUX L'unique établissement du Haut-Valais n'a pas rouvert ses portes à Noël

«Pour différentes raisons, le Casino de Zermatt n’est pas en mesure d’offrir ses services pour le moment...» C’est par un banal écriteau au contenu lénifiant que la maison de jeu ouverte en octobre 2002 annonce un désastre financier. Aucune date n’est précisée pour la réouverture, mais certainement pas dans le creux de janvier.

Questionné, l’office du tourisme renvoie la boule rouge au directeur du Grand Hotel Zermatterhof voisin, qui lui-même la renvoie au président de la commune bourgeoise, Andreas Biner, propriétaire de l’établissement avec la société Saarland Spielbank GmbH, à Saarbrücke (All). Ensemble, ils ont investi 7 millions dans la construction et l’équipement du petit casino qui jouxte le cinq-étoiles appartenant aussi à la commune bourgeoise.

Personne n’est dupe. Si le Casino de Zermatt n’ouvre pas ses portes au plus fort de l’an, c’est que l’affaire est grave. Officiellement, le casino a perdu 1,4 million au cours de ses premiers deux mois d’existence et bien davantage en 2003.

En janvier et en février 2003, alors que la saison touristique battait son plein, l’établissement n’avait attiré que 5000 clients par mois, alors qu’on en attendait le double. De janvier à mars, les rares clients n’ont joué que pour 500 000 francs au lieu des 2,5 millions attendus. La société du casino a procédé à une augmentation du capital de 3 à 6,1 millions en juin 2003, mais la commune bourgeoise s’y est opposée et a vu sa part réduite à 25%: «Nous sommes à la recherche d’un nouveau partenaire, concède Andreas Biner, le président de la commune bourgeoise. Nous avons plusieurs pistes en vue, mais cela va prendre encore du temps.»

Numéro un des casinos européens, le groupe français Partouche a été contacté, mais a décliné l’offre: «Le joueur de casino est très autonome. Il déteste par définition être astreint à des horaires rigides, précise Yassine ben Abdelsallem, directeur du nouveau Casino du Lac, à Meyrin (GE). Près de 60% de nos affaires se font après 1 heure du matin. A Zermatt, plus aucun train n’arrive ou ne quitte la station après minuit...» Une autre raison est que Partouche a des vues sur une éventuelle réouverture du Casino de Saxon (VS).

Si Zermatt ferme définitivement ses tables, ce sera le deuxième casino à connaître ce triste sort depuis que Berne a décidé de rouvrir les maisons de jeu en octobre 2001. Arosa, dans les Grisons, s’est vu retirer sa concession par la Commission fédérale des maisons de jeu (CFMJ ) le 2 juin dernier, après seulement neuf mois de fonctionnement. Le casino grison, qui appartenait également à la société Saarland Spielbank, ne remplissait plus les conditions légales.

Casino à deux vitesses

Les experts sont d’accord sur le constat. En montagne, la population indigène est insuffisante et il faut des touristes en suffisance pour faire tourner la machine. A Zermatt, les joueurs les plus assidus se recrutaient parmi le personnel étranger des grands hôtels!

La clientèle du pied du Cervin est davantage attirée par les pistes de ski et se couche tôt. La Suisse a la particularité d’avoir des casinos à deux vitesses: licence A pour les grands jeux et licence B pour les plus petits, comme Zermatt ou Arosa. L’impôt perçu sur les A va entièrement à la Confédération, celui des B se partage entre Berne et le canton de domicile à raison de 60-40%: «A Genève, un casino B comme Meyrin a pourtant réussi à encaisser 20,4 millions de produit brut en une demi-année d’ouverture, reversant ainsi 10 millions d’impôts.

On devrait atteindre plus du double en 2004, évalue le directeur de Meyrin: «Ce résultat ne serait pas possible dans une zone de montagne où l’on ne fonctionne qu’une partie de l’année.»

(source : lematin.ch/Olivier Grivat)

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BERNE - Le jeu «sporttip» du Sport-Toto et de Swisslos est illégal, estime la Fédération suisse des casinos. Elle a donc déposé une plainte à Bâle contre ces sociétés qui proposent un jeu de paris sportifs avec des cotations interdit en Suisse.

La loi sur les loteries interdit toute forme de paris avec cotation, sans exception. «sporttip» propose pourtant ce genre de jeu de paris avec cotes sur les rencontres de football et de hockey, a indiqué la Fédération suisse des casinos.

Les autorisations cantonales accordées pour «sporttip» ne reposent sur aucune base légale, estime la Fédération des casinos. Les cantons, autorités de concession et de surveillance, n'ayant pas pris de mesures, la fédération a décidé de porter plainte.

La Suisse impose aux casinos des réglementations légales très sévères, souligne la fédération. Elle ne peut donc tolérer que des sociétés de loterie offrent, avec l'aval des cantons et contrairement au droit, des jeux de hasard semblables «sans aucune condition ou obligation pour la protection des citoyens».

(source : swissinfo.org)

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Les accros du jeu prennent d'assaut les centres de désintoxication et suscitent l'inquiétude des médecins.
Témoignages

Les accros du jeu prennent d'assaut les centres de désintoxication et suscitent l'inquiétude des médecins. Témoignages «Les machines à sous ont foutu ma vie en l'air. J'ai claqué l'héritage de mon père (1,6 million de francs) et une partie de ma santé.» Alain (Les prénoms des personnes ne sont pas fictifs, seuls les noms ont été occultés) ne cache plus rien, il sait qu'il a tout perdu: son argent, son appartement, son travail, sa femme et ses amis. Il a 52 ans et fréquente le Centre de prévention du jeu excessif «Rien ne va plus» à Genève. Sylvie, elle, a failli perdre la vie. Après une rapide descente aux enfers l'année dernière, elle s'est retrouvée au service de réanimation du CHUV à la suite d'une tentative de suicide. Aujourd'hui, Sylvie a 69 ans et suit une thérapie de désintoxication du jeu. Encore fragile, elle remonte doucement la pente. Comme Alain, elle est suivie par un médecin spécialisé. Sa passion pour les jeux d'argent électroniques l'a marquée dans sa chair. «Quand j'ai commencé à vraiment jouer, je ne pensais qu'à ça: le matin, le soir, la nuit. Après six mois, c'est devenu une obsession. Ma vie tournait autour de cette machine. Je mangeais de moins en moins. A la fin, j'ai perdu tout mon argent et j'ai commencé à dépérir. Puis j'ai plongé, comme ça, d'un coup. Je ne savais plus qui j'étais, j'ai très vite perdu la tête. J'ai pris des médicaments... et je me suis alors retrouvée une nuit aux urgences, puis en cure de désintoxication. Si j'avais su que j'allais tomber si bas...»
Contrairement à la chute brutale de Sylvie, Alain a glissé doucement dans cet enfer. Mais, après vingt ans de jeu, il avoue avoir été complètement lessivé: «J'ai toujours aimé jouer aux cartes, depuis tout jeune. Puis j'ai essayé le backgammon et la roulette. Mais ce qui m'a terrassé, ce sont les machines à sous. Là, j'ai tout claqué. Il a fallu que je perde mon travail pour que je me rende compte de mon état de dépendance. Puis ma femme m'a quitté. Maintenant, j'habite dans un petit studio et je cherche un nouveau job. Je n'ai plus rien. J'ai même grillé le 1,6 million de francs de l'héritage...»

Les machines à sous sont une mine d'or
Aujourd'hui, la Suisse héberge 8520 machines à sous selon le dernier recensement de la Commission fédérale des maisons de jeu (CFMJ). Elle affiche aussi la plus grande concentration de casinos d'Europe. Du vide, elle est passée à la profusion, en deux ans seulement. En plus de ces milliers de bandits manchots, la Loterie Romande a réparti 560 Tactilos dans 280 bars de Suisse romande. Les industriels du jeu de hasard ont compris que l'offre crée la demande. Les machines à sous sont une mine d'or pour les maisons de jeu. La roulette, elle, ne fait qu'assurer le prestige. Au Casino de Montreux, les bandits manchots représentent 80% du résultat total. Au Tessin, le Casino Admiral de Mendrisio, le premier à clôturer ses comptes et le plus rentable du pays, a engrangé 81 millions de francs depuis son ouverture en octobre 2002. Airport Casino Basel AG table sur un revenu de 66 millions. De son côté, la Loterie Romande a gagné 80 millions de francs en une année uniquement grâce à son armada de Tactilos. Pas de doute, l'industrie du jeu helvétique commence à brasser beaucoup d'argent. Et l'Etat est le premier bénéficiaire de cette manne. Au Tessin, par exemple, la Confédération et le canton vont ainsi se partager une enveloppe de 47 millions de francs. Mais ce marché très lucratif provoque aussi d'importants dégâts.
Du côté du corps médical, on s'inquiète des ravages croissants du jeu pathologique. «On commence à être débordé, explique Laurence Aufrère, responsable de la consultation au Centre de jeu excessif (CJE) à Lausanne. Pour pouvoir absorber la demande, nous espaçons nos consultations thérapeutiques. Il est toujours plus difficile de suivre nos patients.» Les chiffres sont clairs.

Les médecins sont débordés
Le CJE avait 58 patients en 2002, il traite aujourd'hui près de 130 personnes. En une année, la demande de soin a doublé alors que le budget du centre lausannois est resté inchangé. Même constat à Genève. Depuis la rentrée scolaire, le Centre de prévention du jeu excessif «Rien ne va plus» près de Plainpalais croule sous les appels téléphoniques. «Il arrive que des personnes désespérées viennent directement frapper à la porte du centre, sans rendez-vous, remarque Yaël Liebkind, responsable du centre de prévention genevois. Ces gens sont dans un tel état de détresse qu'il faut parfois les envoyer en urgence aux services de psychiatrie de l'hôpital.»
Si, pour la majorité des gens, le jeu reste une activité récréative, il développe chez d'autres une pathologie: jouer devient alors une maladie ou une dépendance qui se traduit par une impulsion incontrôlable à miser de l'argent. D'après une étude des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG)**, 0,8% de la population adulte en Suisse – soit 40 000 personnes – est susceptible de glisser dans l'enfer du jeu de hasard. «Pour un joueur pathologique, parier constitue une source d'excitation et de détente qui domine entièrement sa vie. Des problèmes financiers importants découlent de cette activité: les joueurs commettent souvent des actes illégaux tels que falsifications, fraudes, vols ou détournements d'argent pour financer la pratique du jeu», remarque Guido Bondolfi, psychiatre aux HUG et coauteur de cette étude. L'expérience d'Alain confirme ce propos. «Un soir, j'étais tellement pris par le jeu que j'ai commencé à voler. On m'a retrouvé cul par-dessus tête en train de piquer dans la caisse. Je n'avais même pas vu qu'il y avait des caméras de surveillance. Et, bien sûr, on m'a chopé. C'était la première fois que ça m'arrivait. Je n'étais plus moi-même. J'avais juste touché le fond.»

«Vous êtes comme possédé»
Sylvie n'a pas volé d'argent pour jouer mais elle a très vite commencé à perdre la tête: «Je me sentais bien pendant que je jouais. C'est comme une drogue, je crois. Je pensais simplement récupérer ce que j'avais perdu la veille, avec un petit gain supplémentaire, histoire de me refaire. Je ne voyais pas le temps passer. Le lendemain, je me réveillais et je me sentais mal, comme si j'avais la gueule de bois. Les gens autour de moi sentaient que je n'allais pas bien, mais ils ne savaient pas que je jouais. On cache, on ment, on s'enfonce tout seul. De l'extérieur, on ne le voit pas, mais à l'intérieur, on perd complètement la tête. Vous n'imaginez pas le nombre de personnes qui sont dans ma situation mais qui n'osent pas le dire. C'est pire que la drogue, car on n'a pas l'excuse de s'injecter quelque chose. Ça rentre en vous, vous êtes comme possédé, et ça vous transforme complètement.»

(source : letemps.ch/Florencio Artigot)

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Gabriel Viquerat, lui-même amateur occasionnel de tapis vert, publie un ouvrage consacré au monde irrésistible et dangereux des casinos.

Mettre en garde le public contre les dangers de l’accoutumance au jeu. Voilà, résumé en quelques mots, l’objectif pédagogique du livre que Gabriel Viquerat, un habitant de Yens-sur-Morges, vient de consacrer au monde impitoyable et pourtant irrésistible des casinos. Lui-même joueur occasionnel, cet agent publicitaire à la retraite s’avoue passionné par la roulette française. Un passionné dans la saine acception du terme: «Je me considère comme un joueur scientifique, curieux des probabilités et des caprices du hasard», explique l’auteur. Curieux aussi de cette ambiance si fascinante des casinos que Gabriel Viquerat dépeint volontiers comme un «monde occulte» dont les néophytes méconnaissent les dangers. «Je ne veux pas la mort des casinos — un mal par ailleurs nécessaire — puisque leur interdiction ferait fleurir les tripots. Je constate cependant que les méthodes préventives s’avèrent inefficaces», souligne-t-il.

En un peu plus de cent pages, Gabriel Viquerat explique ce qu’est un casino, distingue les différentes catégories de joueurs, livre quelques «brèves de tapis vert» glanées ici et là, décortique les chances inouïes qu’il y a de perdre et, enfin, invite une vingtaine d’intervenants (journalistes, politiciens, mathématiciens, hommes d’Eglise) à livrer leur propre réflexion sur le thème du jeu.

«J’ai trop entendu d’inepties au sujet du jeu et je me suis tellement intéressé à ce domaine que je tenais à écrire ce livre, pour qu’on n’oublie pas qu’après le «rien ne va plus» du croupier, les mises entrent avec une certitude absolue dans le monde de l’incertitude», ajoute l’auteur.

Prévention à améliorer

Dans l’idéal, Gabriel Viquerat aimerait qu’à l’entrée de chaque casino se tienne un employé qui informe les joueurs des dangers du jeu, de la «spirale infernale» dans laquelle il peut les entraîner. «Une douce utopie? Peut-être. Mais alors que les caissiers évitent au moins d’être trop libéraux avec les clients manifestement sur la corde raide», conclut celui qui dit avoir davantage gagné d’argent dans son métier qu’avec les 37 cases de la roulette.

L’ouvrage Casinos: en Suisse les jeux sont faits sera disponible en kiosque et librairie à la fin de cette semaine.
Prix indicatif: 28 francs.

(source : 24heures.ch/Edouard Chollet)

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Le casino de Lugano tolérerait sciemment entre ses murs l'activité illicite d'usuriers et de repris de justice. C'est ce qu'affirme l'association italienne "Sos racket et usure". Elle a remis une série de preuves au Ministère public tessinois.

"Plusieurs dirigeants avaient été informés par les employés que des personnages louches prêtaient de l'argent aux joueurs à des taux exhorbitants", a lancé Frediano Manzi, président de l'Association "Sos racket et usure". Selon lui, ces usuriers dont plusieurs repris de justice italiens, jouaient eux-mêmes de fortes sommes sur les tapis verts.

L'association basée à Milan a mis le casino de Lugano sur la sellette à la mi-octobre. Elle agissait sur demande de deux joueurs italiens grugés par les cambistes. Le 16 octobre dernier, l'association déposait une plainte formelle devant les autorités judiciaires italiennes et tessinoises.

Les accusations lancées par Frediano Manzi contre le casino de Lugano avaient été rapidement démenties par le conseil d'administration et par la direction de la maison de jeu. De son côté, Giorgio Giudici maire de Lugano - propriétaire de l'établissement à 70% - avait affirmé ne rien savoir à ce propos.

Prise à partie, l'association "Sos racket et usure" a aligné une série de preuves dans un dossier de 33 pages remis mercredi aux ministères publics de Milan et de Lugano. Elle cite les propos des employés du casino et fournit les reprises vidéo des caméras de surveillance. Ces éléments lui permettent d'affirmer qu'au moins huit usuriers illégaux séviraient à Lugano.

(source : limpartial.ch)

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Le grand casino de Bâle sera inauguré ce soir et ouvert au public demain. Ce temple du jeu, limitrophe de Saint-Louis, est exploité par la société Airport Casino Basel AG, dont le casinotier français Tranchant est actionnaire à 100 %. Il représente un investissement de 55 millions de FS. Un millier de visiteurs sont attendus chaque jour.

Deux projets étaient en lice à Bâle : celui de la société de Foire de Bâle et celui de la société Airport Casino Basel AG. C'est cette dernière, fondée le 13 septembre 2000, qui s'est vue accorder cette concession de type casino A avec grands jeux par le conseil fédéral le 25 octobre 2001. Hier le conseil d'administration s'est félicité du bon déroulement des travaux, malgré la complexité administrative et « de nombreux obstacles ». Il n'aura fallu que 24 mois pour bâtir le grand casino de Bâle sur une friche industrielle située à la frontière franco-suisse à deux pas de l'autoroute A 35 et près de l'EuroAirport. Le groupe français Tranchant qui exploite 22 casinos, dont 18 en France, a investi 55 millions de FS dans cette réalisation.

250 machines à sous

Le bâtiment comporte quatre étages : le premier abrite la salle des grands jeux avec 16 jeux de table, 2 roulettes françaises, 6 roulettes américaines, 6 Black Jack, un poker, un baccara et un restaurant. Au rez-de-chaussée, à côté de l'accueil -entrée gratuite, mais interdite aux moins de 18 ans- se trouvent une brasserie et un bar. Au sous-sol, 250 machines à sous avec différents jackpots sont alignées sur plusieurs rangées. On y trouve aussi un bar. Une salle de spectacle équipée d'une scène propose quelque 150 places au 2e étage ; elle est prévue pour des événements, culturels, séminaires et banquets. Les locaux administratifs sont situés au-dessus ; les différents étages sont reliés par des escaliers roulants et accessibles aux personnes à mobilité réduite par ascenseurs. Deux parkings au sous-sol offrent une capacité de 285 places. Le bâtiment est une réalisation du bureau d'architecture bâlois Burckhardt+Partner AG ; avec son cube rouge, éclairé la nuit, le bâtiment représente une architecture moderne Les gestionnaires de l'établissement prévoient une fréquentation d'environ 350 000 joueurs et visiteurs par an, essentiellement une clientèle régionale. Sans oublier les touristes et la clientèle d'affaire des foires de Bâle. En somme, « une situation idéale » pour les représentants du conseil d'administration qui tablent sur un revenu annuel brut des jeux de l'ordre de 55,9 millions de FS pour la période 2004-2009. L'entreprise emploie 186 salariés de 17 nationalités sous la direction de Michael Favrod. Parmi eux, une quarantaine de frontaliers français.

Et Blotzheim ?

Pas très loin, sur les hauteurs de Blotzheim, un autre projet de casino est en gestation, porté par une société mixte rassemblant les villes de Blotzheim, Mulhouse et Saint-Louis. Un projet qui ne semble pas présenter de risque de concurrence pour Bâle. Bien au contraire, Georges Tranchant, le patron du groupe qu'il a créé en 1987, est également candidat pour le casino de Blotzheim, même s'il ne voit sa réalisation qu'à l'horizon 2006/2007 : « Nous déposerons notre candidature demain [ndlr, aujourd'hui] en mairie de Blotzheim, souligne Romain Tranchant, l'un des fils. Ce projet ne gênera pas le casino de Bâle ». Georges Tranchant ajoute qu'il « s'agit de deux cultures différentes. En France, on joue essentiellement avec les machines à sous qui rapportent 95 % des recettes. Alors que dans les autres pays du monde, les recettes proviennent pour moitié des machines et pour moitié des tables de jeux ». Rappelons tout de même qu'à Blotzheim, on en est qu'au stade de l'acquisition des terrains. Alors que le grand casino de Bâle sera ouvert au public demain à midi. Un événement qui s'accompagnera d'une semaine d'animations spéciales. Pas très loin, sur les hauteurs de Blotzheim, un autre projet de casino est en gestation, porté par une société mixte rassemblant les villes de Blotzheim, Mulhouse et Saint-Louis. Un projet qui ne semble pas présenter de risque de concurrence pour Bâle. Bien au contraire, Georges Tranchant, le patron du groupe qu'il a créé en 1987, est également candidat pour le casino de Blotzheim, même s'il ne voit sa réalisation qu'à l'horizon 2006/2007 : « Nous déposerons notre candidature demain [ndlr, aujourd'hui] en mairie de Blotzheim, souligne Romain Tranchant, l'un des fils. Ce projet ne gênera pas le casino de Bâle ». Georges Tranchant ajoute qu'il « s'agit de deux cultures différentes. En France, on joue essentiellement avec les machines à sous qui rapportent 95 % des recettes. Alors que dans les autres pays du monde, les recettes proviennent pour moitié des machines et pour moitié des tables de jeux ». Rappelons tout de même qu'à Blotzheim, on en est qu'au stade de l'acquisition des terrains. Alors que le grand casino de Bâle sera ouvert au public demain à midi. Un événement qui s'accompagnera d'une semaine d'animations spéciales.

(source : dna.r/Bernard Surgand)

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BERNE - Le casino de Lugano a violé l'obligation de transparence prévue par la loi sur les maisons de jeux. Il n'a pas informé la Commission fédérale des jeux du contrat de location qui le liait à une agence d'intermédiation. Une enquête pénale est envisagée.

La Commission fédérale des jeux ne savait absolument pas que le casino de Lugano collaborait avec une agence d'intermédiation. Cette dernière opérait à l'intérieur de l'établissement, où elle louait un bureau, «à notre insu», a déclaré Yves Rossier, directeur de la commission. «La loi fédérale sur les maisons de jeux prévoit la détention jusqu'à un an ou une amende jusqu'à 500 000 francs pour quiconque viole l'obligation de communiquer toute information à la commission», a précisé M. Rossier. Dans des cas graves, la concession fédérale accordée au casino peut même être révoquée.

«L'obligation de communiquer est impérative et elle n'a pas été respectée en l'occurrence», a-t-il ajouté. En gardant le silence sur cette collaboration - à laquelle le casino vient de mettre un terme - la maison de jeu luganaise a aussi violé l'article 4 de la loi puisqu'il n'a pas fourni «la preuve de la bonne réputation de ses partenaires commerciaux.»

L'affaire qui a suscité l'attention de la Commission fédérale des jeux est liée à d'éventuels cas d'usure au casino de Lugano. Les cas avaient été signalés à la Télévision de la Suisse italienne (TSI) par l'association italienne «SOS racket et usure.»

Selon elle, à l'intérieur même du casino, sept usuriers italiens prêteraient de l'argent à des taux exhorbitants aux joueurs en difficulté. Trois de ces changeurs, dont la responsable de l'agence d'intermédiation, ont été condamnés en Italie pour extorsion et association de malfaiteurs. Ils ont longtemps sévi au casino de l'enclave de Campione d'Italia où ils sont désormais interdits d'entrée.

(source : 24heures.ch)

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LUGANO - Le Casino de Lugano serait la poule aux oeufs d'or d'usuriers italiens. Ils prêtent de l'argent aux joueurs à des taux d'intérêt exorbitants, selon une association italienne contre le racket et l'usure qui les a dénoncé au Ministère public tessinois.

Révélée jeudi soir par la Télévision de la Suisse italienne (TSI) au cours de son émission hebdomadaire d'information, la nouvelle a été confirmée par le parquet tessinois. "Le phénomène existe, nous le savons et avons ouvert un dossier" a indiqué l'attachée de presse du Ministère public.

La dénonciation provient de l'association "Sos racket ed usura" de Milan. "Nous sommes intervenus à Lugano à la suite des plaintes de deux clients victimes des usuriers" a expliqué un responsable de l'association italienne.

"En quelques mois de vérifications, depuis juillet dernier, nous avons relevé la présence d'au moins sept prêteurs qui opéraient au casino de Campione d'Italia avant d'en être interdits d'accès", a-t-il précisé. L'association relève que trois de ces changeurs ont été condamnés par la justice italienne pour leurs activités à Campione d'Italia.

"A Lugano, les usuriers pratiquent un taux d'intérêt de 10 % par jour soit 3600 % par année" a encore souligné Frediano Manzi. Le responsable de l'association affirme que "ces personnes opèrent sans être dérangés à l'intérieur de la maison de jeu qui les traite même avec les égards réservés aux grands joueurs."

De son côté, la direction du casino luganais a déclaré que des contrôles sont régulièrement effectués dans l'établissement: "Nous ne savons rien des faits dénoncés par l'association" a conclu le directeur Marco Baranzelli.

(source : laliberte.ch)

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BERNE - Le Conseil fédéral a introduit des impôts différenciés suivant la situation économique des casinos. Les grands casinos devront verser 40 % du produit brut des jeux, les petits casinos de montagne, 20 %, et les autres établissements de type B, 30 %.

Le Conseil fédéral a tenu compte du fait que les conditions générales et d'exploitation sont moins favorables pour les petits casinos touristiques de montagne que pour les autres maisons de jeux.

Ainsi, les casinos de Davos (GR), St-Moritz (GR), Arosa (GR) et Zermatt (VS) bénéficieront du taux le plus faible. Celui d'Arosa ne sera imposé que jusqu'en juin 2003, les difficultés financières l'ayant obligé à fermer ses portes à cette date.

Les taux d'imposition de base décidés mercredi valent pour les 21 maisons de jeux qui ont obtenu une concession définitive depuis juin 2002 (7 de type A et 14 de type B). Celui de 40 % s'applique aux grands casinos A jusqu'à concurrence d'un produit brut des jeux de 20 millions de francs, et ceux de 20 % et 30 % jusqu'à concurrence de 10 millions. Le taux est progressif au-delà de ces valeurs.

Le produit brut des jeux, soit la différence entre les mises des joueurs et les gains versés par les maisons de jeux, généré par l'ensemble des casinos durant la deuxième moitié de 2002 est estimé à 140 millions de francs, dont 103 millions pour les casinos A et 37 millions pour les casinos B. Il devrait s'ensuivre des recettes fiscales à hauteur de 68 millions (53 millions issus des casinos A et 15 millions des casinos B).

Les chiffres ne sont pas encore connus pour 2003, mais ils devraient être beaucoup plus élevés, selon Ivan Pellegrinelli, de la Commission fédérale des maisons de jeux.

(source : swissinfo.org)

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MENDRISIO - Le casino «Admiral» de Mendrisio (TI) a engrangé 81 millions de francs depuis son ouverture en octobre 2002. La Confédération et le canton se partageront 47 millions, alors que les communes de la région toucheront six millions de francs.

La maison de jeu, qui appartient à 100 % à l'entreprise zurichoise Admiral Casinos & Entertainments AG, en retirera un bénéfice net de six millions. «Mendrisio est de loin le casino à concession B le plus rentable de Suisse», a déclaré le président du conseil d'administration Michele Rossi. Seul Baden (concession A) enregistre davantage de rentrées.

A l'origine, la direction tablait sur un revenu de 60 millions. Les 81 millions sont donc une «bonne surprise», a déclaré M. Rossi. Le nombre des employés est passé de 180 à 241. Les frais de personnel se sont élevés à une vingtaine de millions.

(source : swissinfo.org)

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Casinos, exploitants de machines à sous et Loterie romande se livrent une bataille sans merci pour dominer le marché des jeux de hasard.

En toile de fond, cantons et Confédération se disputent les retombées fiscales.

Au premier abord, on aurait pu croire que la nouvelle loi sur les jeux de hasard et les maisons de jeu allait définitivement régler le sort des machines à sous. Or, tel ne semble pas être le cas.

Le texte, en vigueur depuis janvier 2000, prévoit que d’ici à 2005, seuls les automates basés sur la dextérité du joueur seront encore tolérés dans les restaurants et les salons de jeux. Les bandits manchots dits de «hasard», eux, devront finir leur course dans les casinos de type B.

Le gouvernement voulait ainsi protéger les joueurs, régler la question du blanchiment d’argent et réaliser des bénéfices économiques et fiscaux destinés, entre autres, aux caisses de l’AVS.

Situation plus trouble

Mais sur le terrain la réalité est plus enchevêtrée. Les machines à sous de l’ancienne et de la nouvelle législation se partagent désormais les lieux publics.

Elles y côtoient même un autre jeu d’argent: le Tactilo. Sorte de distributeur électronique de la Loterie romande qui permet au joueur de gratter un «ticket» sur un écran informatique.

Le tirage est immédiat et les gains fréquents. Aujourd’hui, le Tactilo est autorisé dans tous les cantons romands.

Résultat: la concurrence est acharnée entre les divers acteurs de ce marché particulièrement juteux. D’autant que les enjeux dépassent le simple cadre financier.

Des lois et des caisses différentes

En effet, loteries et jeux d’adresse ou de hasard ne sont pas régis par les mêmes lois. Et leurs bénéfices ne tombent pas dans les mêmes caisses.

Les gains réalisés grâce aux jeux d’adresse et aux machines à sous traditionnelles restent dans les mains privées. Ils sont généralement partagés à parts égales entre les exploitants de machines et les cafetiers.

Les bénéfices de la Loterie romande, eux, sont redistribués à des œuvres d’utilité publique. Autrement dit, ils reviennent en partie dans l’escarcelle des cantons.

Pour ajouter à la complexité, il faut se souvenir que les impôts perçus sur les casinos B sont répartis entre la Confédération (60%) et les cantons (40%).

Problèmes de concurrence

Pour Jean-Marc Grosse, directeur du casino B de Fribourg, «la Confédération a voulu assurer une transition douce dans le domaine de la gestion des jeux de hasard afin de ne pas pénaliser les cantons et les entreprises concernées».

Mais à l’arrivée, «les établissements de type B sont désormais en concurrence directe avec des exploitants de machines». Avec en prime des avantages: aucune contrainte dans le domaine des mesures sociales, de la gestion du blanchiment d’argent, et des mises limitées à 25 francs contre 5 dans les automates des casinos.

Pour autant, le patron du casino de Fribourg ne craint pas outre mesure la concurrence des exploitants de machines à sous. Mais plutôt le Tactilo, conçu, selon lui, pour rivaliser directement avec les bandits manchots.

«Les cantons sont seuls habilités à autoriser l’implantation de ces distributeurs de loterie dans les lieux publics. Et ils ne vont pas s’en priver. Car cela leur rapporte de l’argent», déclare Jean-Marc Grosse.

Le Tactilo fait décidément l’unanimité contre lui: du côté des exploitants de machines à sous, on crie aussi au scandale. Car si le gain maximum autorisé pour les machines à sous est de 50 francs, le Tactilo, lui, permet de gagner jusqu’à 10’000 francs en une seule mise!

«Durant des années, la plupart des cantons romands nous ont déclaré la guerre au nom de la protection de la jeunesse», commente le fabricant d’automates Christian Blanquet, directeur de Proms.

«Aujourd’hui ces mêmes champions de la morale défendent leur pré-carré sans se soucier des retombées sociales de ce type de jeu», ajoute-t-il, en dénonçant «un monopole d’Etat où cantons et Confédération s’affrontent pour remporter la mise.»

En clair, on assiste à un combat entre le Tactilo d’un côté et les exploitants des casinos et de machines à sous de l’autre, avec en toile de fond, une lutte fiscale acharnée entre Berne et les cantons.

Dans l’œil du cyclone

Ruth Metzler, ministre suisse de la Justice, à d’ores et déjà prévenu que les autorisations pour le jeu électronique de la Loterie romande pourrait à l’avenir subir quelques restrictions.

Mais la situation n’est pas simple, car le jeu de la Loterie romande est régi par la Loi fédérale sur les loteries et les paris professionnels, alors que les bandits manchots tombent sous le coup de la Loi fédérale sur les jeux de hasard et les maisons de jeu.

Pour Monique Cossali, cheffe de la division Projet et méthode législative à l’Office fédéral de la justice, «la révision de la loi sur les loteries devraient permettre d’éclaircir cette zone d’ombre».

Fiscalité et compétences

Cela dit un groupe d’experts à d’ores et déjà confirmé que le Tactilo appartenait bien au secteur des loteries et non pas à celui de machines à sous.

Par ailleurs, le projet de loi sur les loteries, mis en consultation jusqu’en avril dernier, semble avoir suscité une levée de boucliers

Les résultats ne sont pas encore officiels. Mais, dans les milieux concernés, on affirme déjà que le texte a recueilli une volée de bois vert de la part des cantons, des partis politiques et même des organisateurs de jeux.

L’Union suisse des art et métiers (USAM) estime pour sa part que le projet de loi viserait avant tout à centraliser les compétences de surveillance et d’autorisation des loteries au niveau fédéral.

«Cela reviendrait à instaurer un véritable monopole étatique dans le domaine des jeux», souligne Agathe Tobola Dreyfuss, secrétaire patronale à l’USAM.

Un avis partagé par José Bessard, directeur de la communication à la Loterie romande, qui souligne en outre que la Confédération «cherche à créer une distorsion de concurrence en faveur des casinos».

(source : swissinfo.org/Vanda Janka)

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